Préface

Je sais ce que représente pour Glldas ce premier recueil de poésie : un cri d’amour pour les "sans foi", les plus petits parmi les plus petits, et il colle tellement bien avec sa personnalité.    

J'ai souvent été le confident; c'est pourquoi je sais que ce recueil, il veut d'abord le dédier à tous ceux qui luttent dans ce monde érodé par l'égotisme et l'injustice des hommes.      Et c'est dans ce monde un peu fou, où tout est question de rentabilité que Gildas a su, sans contrepartie, rêver mais rester lucide donner un sens a sa vie en restant un "Fou de Dieu" et, malgré un corps tourmenté, redonner l'espoir à des centaines de jeunes qu'il a côtoyé dans ses nombreuses activités      Oh, bien sur, il y a aussi la révolte et la colère, mais c'est toujours pour aboutir à plus de justice, de dignité, de fraternité entre les hommes en apportant sa pierre à l’édification d’une société plus solidaire.     

Gildas n’échappe pas non plus aux grandes interrogations de notre temps; mais si quelquefois il doute il sait toujours faire la part des choses reconnaître le rêve de la réalité et se Lancer aux milieu des hommes sur le chemin de la vérité. Nous retrouvons souvent ces interrogations dans son langage poétique; c’est sa façon de libérer son angoisse et de faire sauter le verrou de l´ indifférence; c’est aussi le fruit de sa libération et un témoignage de son temps.

.Cela ne l’empêche pas d’être un doux et un tendre et on retrouve cela à travers l’attachement qu’il porte aux enfants. Ce recueil est tout ce qui fait sa vie tout ce qui fait notre vie.     Des pleurs, des cris, de La tourmente, n’y a-t-il pas une mise en condition de Dieu pour nous voir mieux réagir et aimer ?

… “Tu as cru tous ces êtres,ces manchots, ces mourants, ces idiots, ces enfants, et de cette foi, est né ce que tu es...”      

Et puis c'est l'attente de tous ceux qui croient en l’homme et qui crient:       “... Voyez de jour votre passé, observez, criez, renaissez, je reviens…”      

"Et maintenant, que vais-je faire?" chante Gilbert BECAUD.

Et Gildas de prendre son luth et de nous interroger :

Et qu’est-ce que la vie?

Est-ce une psychose?

Non ! C'est voir en chaque chose

Comme une aube jolie.      

Oui, Gildas! Tu es témoin de ton temps; continue à te battre pour tes frères Et ainsi nous nous rencontrerons, nous deviserons, nous marcherons ensemble, car pour tous ceux qui cherchent c'est bien ainsi que "Va la Vie".

Gaby BERTEL 1980